RMC Sport m’a donné l’espace d’une tribune pour aborder un sujet qui me tient à cœur depuis trente ans d’accompagnement : la fin de carrière des sportifs de haut niveau, et ce que le monde du sport oublie trop souvent de préparer.
Le livre de Steve Mandanda, Les jours d’après, illustre avec une honnêteté rare ce que vivent beaucoup d’athlètes après l’arrêt : le vide, la perte de repères, la question de l’identité. Ce n’est pas une faiblesse individuelle. C’est la conséquence d’un système qui prépare les sportifs à gagner, mais rarement à rester des êtres humains solides pendant qu’ils gagnent.
« La petite mort des sportifs n’est pas une fatalité. Elle devient dangereuse quand on refuse de la préparer. »
Dans cette tribune, je reviens sur ce que j’appelle la confusion entre l’important et l’essentiel : le sport de haut niveau est important, parfois extrêmement important, mais il ne peut pas devenir l’essentiel d’une vie. Préparer un athlète à l’après, c’est d’abord l’aider à ne jamais oublier qu’il est plus grand que son statut de champion.
